La Vouivre et la grosse bête
La Vouivre et la grosse bête

La légende
La légende du brochet de la Loire se raconte comme une veillée au bord de l'eau. Entre Orléans et Ancenis, les anciens poliers des sapines attribuaient à la Vouivre, esprit mi-femme mi-serpent, l'allure furtive du brochet royal. Les récits situent ses apparitions au coude de Meung-sur-Loire, dans les eaux ralenties de Beaugency et dans les vasques profondes en aval, là où le fleuve s'étire avant Ancenis.
Récits de pêche
Les pêcheurs évoquent glissades sur fonds vaseux et écailles vert émeraude; ils parlent d'attaques au frai en février-mars, souvent en 2–3 mètres d'eau. Postes de 4 à 6 m, herbiers de Sologne et bras morts herbeux sont cités comme refuges. Des prises mémorables restent en mémoire: un brochet de 65 cm pour 4 kg ferré sur canne de 2,7 m, ou la Vouivre surgissant sous la lanterne, queue se muant en monstre d'un mètre.
Coutumes et cuisine
De ces histoires naissent des gestes: après la prise d'un brochet d'environ 60 cm, il convient de le vider, de le farcir avec de l'ail de Loire et des herbes solognotes — persil, ciboulette — puis de le griller sur braises de bois flotté jusqu'à peau croquante. La chair ferme se sert avec un vin blanc sec de vallée et des pommes de terre sautées au beurre salé. Les veillées sous les étoiles, partagées au bord du fleuve, perpétuent le lien entre folklore, pêche et cuisine ligériens.
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