Bras morts de la Loire : couloirs à sandre
Entre Orléans et Gien, les bras morts offrent des étagères de 1,5–4 m propices au sandre

Sur ces vieux méandres, le mix silté et poches dures crée des lignes de chasse évidentes : des étagères qui tombent vers des fosses de 5–8 m. Le sandre s’y poste, non pas dans la boue molle, mais sur la transition où argile compacte, racines et blocs anciens forment un seuil.
La fenêtre d'activité se resserre au crépuscule : 60–90 minutes avant la nuit, les alevins et les ménés se rapprochent des bords et le prédateur glisse depuis les couloirs profonds pour tendre embuscade.
Lecture CHIRP et lecture de structure
Sur le sondeur CHIRP, les arches serrées collées au fond et de petits nuages d'appâts séparés au-dessus d'une ligne dure sont les marques à cibler. En eau chargée, les poissons restent souvent à 20–50 cm du fond ; un affichage en traits fins signale une attaque imminente.
Les meilleurs drops se trouvent au voisinage des piles de pont, lignes d'arbres submergées, vestiges d'écluses, lèvres de chenal et embouchures de bras latéraux où le flux principal « brosse » l'eau calme.
Équipement de vertical : cannes 1,90–2,10 m, action rapide, lignes tressées 8–12 lb avec bas de ligne fluorocarbone 0,28–0,35 mm. Jigs de 10–28 g selon le ressac ; shads 8–12 cm en argent, perch ou firetiger pour les eaux teintées ; la vibration prime souvent sur le volume.
Sur un soir clair, la sonde affiche une série d'arcs serrés au creux d'une échine de sable, la canne plie, et un sandre noirâtre fend la surface du bras mort avant de regagner l'ombre.
Recommandé: jigs verticaux silicone