Étang de Thau, la lagune qui nourrit Bouzigues
Étang de Thau, la lagune qui nourrit Bouzigues

Bouzigues, petit port posé sur l'étang, a fait sa réputation avec des huîtres qui portent son nom et des étals brillants dès l'aube. L'étang de Thau n'est pas une mer réduite : c'est un jardin salé, plein de bars, daurades, mulets et seiches, modelé par le va-et-vient des bateaux et des saisons.
Le pêcheur local travaille entre parcs à huîtres et herbiers de posidonie. Les parcs élèvent le naissain, trient, retournent les huîtres, et livrent le fameux goût iodé lié aux courants de la lagune. La pêche professionnelle partage l'espace avec la pêche à pied et les petites embarcations qui rentrent au panier avant le soir.
Les pêcheurs et leurs outils
Les gestes sont concrets : poser une nasse pour le crabe, tendre un filet près des passes, racler les bancs à la marée basse. Un couteau émoussé et une glacière bien remplie valent parfois plus qu'une longue canne. L'attachement au lieu se lit dans les casiers, les filets réparés et les noms des bancs inscrits sur les cartes familiales.
Marchés et tables s'entendent : daurade grillée, moules de l'étang, huîtres de Bouzigues servies sur de la glace. À la tombée du jour, les pointus rentrent, silhouette sombre contre le reflet du soleil. La lagune, elle, reste, changeante, porteuse d'arômes marins et de saisons qui se suivent sans jamais être identiques.
Recommandé: couteau à huîtres