Vertical-jig pour sandre sous les arches
Varades: postes à 3–5 m à l'aube sous les arches de la Loire

Le pêcheur aguerri repère d'abord les arches sombres et les échos décollés au sondeur. Sous chaque pile, l'avant, les cassures et les bords d'ancien chenal concentrent sandres et appâts. Les touches du matin arrivent souvent entre 3 et 5 m; si l'eau est claire, le poisson se tient plus profond.
Lecture sonar et ciblage
Sur l'écran, chercher nuées d'alevins, échos isolés et reliefs marqués. Un sandre posé colle au relief; actif, il peut monter 1 à 2 m. Travailler 30–80 cm au-dessus de la structure si le poisson est plaqué, puis remonter vers 2–4 m si des cibles apparaissent suspendues.
La cadence type: laisser chuter, ferrer léger sur le premier contact, relever 20–40 cm en deux mouvements vifs, laisser retomber en comptant 2 à 4 et récupérer lentement pour réamorcer la chute. Répéter en variant tempo et hauteur jusqu'à déclenchement.
Poids et matériel: commencer avec un jig 40 g polyvalent; ajuster selon le courant: 20–30 g en poches calmes, 40–60 g en débit marqué, et jusqu'à 80–150 g sous les arches les plus portantes. Canne courte action fast 1,8–2,1 m, moulinet spinning 2500–3000, tresse 10–15/100 et un bas de ligne en fluorocarbone.
Noeuds et touches: privilégier le nœud Palomar pour la boucle du leurre et l'agrafe rapide pour changer de tête. Les shads de 4–6 cm au profil mince passent mieux à la descente; privilégier une chute lisible pour sentir même les touches feutrées.
Positionnement bateau: caler la dérive pour rester quasi-vertical, corriger dès que la ligne s'ouvre pour que bateau, jig et courant dérivent ensemble. Le matin, profiter des fenêtres à l'aube en couvrant l'avant des piles et les cassures; souvent, le premier contact vient avant même que le soleil ne traverse les arches et le moulinet chante dans la brume.