Brochets d'hiver dans les gravières du Marais Poitevin
Brochets d'hiver dans les gravières du Marais Poitevin

Contexte local
Une série de gravières, souvent ignorée des guides, s'étend en lisière du Marais Poitevin, le long d'anciens bras de la Sèvre Niortaise entre Coulon et La Rochelle. Ces plans d'eau, creusés pour l'extraction de granulats, offrent des profils abrupts et des fonds variés qui attirent des brochets de belle taille jusqu'en février, lorsque les bancs d'alevins et les postes profonds concentrent la prédation.
Approche et angles de bord
La discrétion prime: approche en contrebas du vent et en s'éloignant des voies d'accès visibles, en privilégiant des angles longs le long des cassures. Les postes au ras des roselières et les petits îlots de vase créent des « couloirs » naturels; attaquer ces couloirs en biais réduit la silhouette et augmente les chances sur poisson à l'affût.
Montages slow‑deadbait pour eau froide
En eau froide, la présentation doit être lente et proche du fond: bas de ligne acier tressé 80–100 lb, hameçons robustes 4/0–6/0, plomb coulissant de 60–150 g selon la profondeur, et anti‑tangle pour garder l'appât naturel. Les appâts morts montés en semi-immobilisation (légère animation courte) imitent une proie en hypothermie et déclenchent les attaques lentes du brochet hivernal.
Fenêtres de morsure après dégel
Les « fenêtres » de mordant surviennent souvent lors d'une journée tiède après gel: la hausse rapide de température crée des micro‑courants d'oxygénation et stimule le métabolisme des brochets entre 10h et 15h. La lecture fine des sonars et la patience sont décisives pour tirer parti de ces courtes périodes.