Équipement pour la glace
Aucun objet ne rend la glace plus solide. Tout ce qu'on emporte agit une fois qu'elle a déjà cédé, et se choisit selon une seule question : qu'est-ce qui aide dans les premières minutes.
Pourquoi justement les premières minutes
Parce que c'est là que tout se joue. La DLRG le formule ainsi : au bout de quelques minutes dans l'eau déjà, les membres s'engourdissent au point que les tentatives d'auto-sauvetage échouent. Pas « ça devient plus dur » — elles échouent. L'équipement s'évalue donc non pour son confort, mais pour sa présence en main et son efficacité avec des doigts engourdis.
Ce qui est sur soi, ce qui reste sur la rive
Ce qui reste dans une caisse sur la glace n'existe pas : depuis l'ouverture, on ne peut pas atteindre la caisse. C'est pourquoi le nécessaire se divise entre ce qui pend au cou ou tient dans une poche, et ce qui reste sur la rive et dans les mains du partenaire.
Le plus important n'est pas un objet
Une personne dans l'eau ne peut ni se lancer une corde à elle-même, ni appeler le service de secours. C'est pourquoi le partenaire occupe dans cette liste une fiche à part, pas une simple ligne : tous les protocoles de sauvetage d'autrui commencent par le fait que quelqu'un d'autre est présent.
Ce que l'équipement ne fait pas
Il ne donne pas de raison d'aller là où, sans lui, on ne serait pas allé. C'est l'erreur la plus répandue avec tous les équipements de sécurité à la fois : avoir des pointes et une corde ne change pas la résistance de la glace, seulement les chances de s'en sortir. Les signes se lisent tout aussi attentivement après l'achat des pointes.
Ce qui reste hors de cette branche
Les vêtements de flottaison et les gilets de sauvetage forment une branche à part de cette même racine : ils travaillent aussi hors de la glace et se décrivent en newtons de flottabilité, pas par la glace. Les vêtements et la façon dont ils gardent la chaleur restent, eux aussi, à part.