Pointes, corde et téléphone
La liste est courte, et chaque point répond à la question « que fait la main dans les premières minutes ». Tout ce qu'il faut atteindre au-delà de la longueur du bras sort de cette liste.
Les pointes à glace
Deux poignées à pointe, reliées par un cordon et passées autour du cou — pour se retrouver dans les mains sans avoir à les chercher. Le principe tient à la physique du bord : la glace mouillée ne retient pas la paume du tout, l'adhérence y est proche de zéro, et la personne glisse d'autant plus sûrement vers l'eau qu'elle s'agrippe fort. La pointe crée une prise ponctuelle là où la main n'en a pas.
La corde de lancer
Une corde qu'on lance depuis une distance sûre. Le service ukrainien conseille de l'avoir sur soi, et tout le protocole de la DLRG repose sur le fait d'aider à distance. Nous ne donnons pas sa longueur : elle varie d'un service à l'autre, et l'essentiel n'est pas les mètres, mais que l'aide vienne par la corde depuis la rive, pas à pied sur la glace.
Le bâton
Il sert à vérifier le chemin devant soi. Il répond à la question « ça tient ici » et ne répond pas à « ça tient plus loin », il s'utilise donc avec la liste des lieux, pas à sa place.
Une planche ou une branche près du trou
Un point qui ne paraît étrange que tant qu'il n'y a pas d'ouverture sous les pieds. C'est ce à quoi s'accrochera celui qui est tombé, et ce qu'on lui tendra sans s'approcher tout près. Le service la cite directement dans la liste de ce qu'on garde près du trou.
Le téléphone qui résiste à l'eau
Dans une housse étanche et sur soi, pas dans une caisse. Un téléphone mouillé ne passe plus d'appel, et un téléphone resté dans un sac à dos sur la rive n'existe pas pour celui qui est dans l'eau. Le numéro du service, en France, est le 112 ; il est propre à chaque pays, et on l'apprend à l'avance, pas au moment où il devient nécessaire.
Ce qui ne figure pas dans cette liste
Rien qui exige deux mains libres ou une motricité fine. Ce n'est pas un jugement sur la qualité de ces objets, mais la conséquence du même fait, celui des premières minutes : au moment où ils deviendraient utiles, les doigts n'obéissent déjà plus. La suite fait l'objet d'une fiche à part.