Auto-sauvetage sur la glace
L'ordre ci-dessous est le protocole de la DLRG, la société allemande de sauvetage aquatique, pas la synthèse d'une expérience personnelle. Il se divise en deux parties : la glace tient encore — et elle ne tient plus, et ce sont deux ensembles d'actions différents.
Tant que la glace craque mais tient encore
S'allonger à plat pour répartir le poids. Avancer vers la rive sur le ventre, les bras écartés. Casser la glace fine devant soi, et là où elle tient de nouveau, glisser ou rouler, sans se relever. C'est la même physique de répartition du poids qui rend dangereux un groupe sur une petite surface.
En cas de chute dans l'eau
Il faut sortir dans le temps le plus court possible : au bout de quelques minutes déjà, les membres s'engourdissent au point que les tentatives échouent. Le contact de l'eau glacée provoque une douleur intense, et la DLRG écrit directement que toutes les forces, morales et physiques, servent à ne pas céder à la panique.
Dans quelle direction sortir
Vers le côté d'où l'on est venu : cette glace vient de tenir. C'est la seule direction dont on sait quelque chose, et c'est justement pourquoi on vérifie le chemin au bâton à l'aller, pas au retour.
Quand l'ouverture est petite
La DLRG décrit le geste directement : atteindre des pieds le bord opposé et s'en repousser. Le corps ne se soulève pas, il est ramené sur la glace à l'horizontale — encore la même répartition du poids, au lieu d'essayer de se hisser à la verticale.
Pourquoi les pointes font la différence ici
Parce que le bord mouillé ne retient pas la paume du tout. La personne glisse d'autant plus sûrement vers l'arrière qu'elle s'agrippe fort, et la pointe donne ce point d'appui que la main n'a pas. C'est le seul élément de la liste que rien d'autre ne remplace.
Sorti — sans se relever
On reste allongé sur la glace et on s'éloigne de l'ouverture en roulant. Celui qui vient de rompre la glace debout la rompra une seconde fois. Vient ensuite ce qui se fait après.